L’Art en espagnol

Article de Claude POCOULE

Bientôt le printemps et la reprise de « l’art espagnol », en espagnol, les vendredis après-midi les 6,13, et 27 mars, puis le 3 et 24 avril avec un nouveau programme dessiné par notre professeur Ligia Martins, coloré par Marta Caferra et animé par tous les élèves.

Les 2 premières années nous avons étudié puis commenté au musée de Grenoble lors de la dernière séance, les œuvres d’artistes espagnols, peintre ou sculpteur, exposés de façon permanente au musée de Grenoble :
Francisco de  Zurbarán, Carlos Cruz Diez, Julio Gonzales, Wifredo Lam, Joan Miro, Pablo Picasso, Jesus Rafael Soto, Joaquin Torres Garcia et Eduardo Chillida.

De plus nous avons découvert deux peintres argentins : un passionné de la ville et du tango Sigfredo Pastor , l’autre de la vie de la campagne et desgauchos, de type caricaturiste , Florencio Molina Campos(il a travaillé avec Walt Disney).

Nous avons ensuite approfondi notre connaissance des grands classiques : Picasso, Miro (avec la chance de visiter à Grenoble 2 belles expositions temporaires de ces deux peintres), Jusepe de Ribera dit Lo Spagnoletto.

Niños comiendo uvas y melón de Bartolomé Esteban Murillo

L’année dernière  nous  avons poursuivi l’étude de ces grands classiques : Diego Velasquez et Bartoloméo Estéban Murillo, ce qui nous a permis de revoir le Caravagisme, le Ténébrisme et le Baroco.
Nous avons ensuite découvert des peintres espagnols de la fin du 19e et début 20e, de facture classique et académique, peignant de grandes fresques historiques ou légendaires, mais également des scènes de campagne, de marché et de lavandières, certains explorant les voies du symbolisme et de l’impressionnisme: Antonio Munoz Degrain,  Francisco Pradilla y Ortiz et Eduardo Rosales, ce dernier mort jeune n’a pu prendre ces autres voies.

Une dernière découverte, le peintre, Julio Romero de Torres, appartenant à une famille d’artistes, il fut le peintre de Cordoue, de la « muse gitane », de la copla, des toreros et de la « mujer ». il fut également affichiste.Pour chacun de ces peintres nous avons discuté, en espagnol bien sur, de la période où il vivait, de sa vie familiale, de son entourage artistique, des influences qu’il a pu subir, de l’évolution de sa peinture, de ses voyages et rencontres avec d’autres artistes étrangers… de ce qui nous plaisait ou non, dans son œuvre, et c’était peut-être là les moments les plus animés !

La chiquita piconera de Julio Romero

Voici le programme de cette année que Ligia et Marta nous ont dévoilé :
Federico de Madrazo et Mariano Fortuny Y Marsal, (Un clin d’œil. Peut-être connaissez-vous le Palazzo Fortuny à Venise, qui abrite les œuvres de Mariano Fortuny y Madrazo, digne héritier de ces deux artistes).
De Francisco de Zurbaran, nous étudierons les saintes, après avoir profité des quatre tableaux du musée de Grenoble et pour certains avoir visité l’exposition sur les 3 tableaux « Saint-François debout momifié », du musée des Beaux-Arts de Lyon.

Ensuite Luis Meléndez et Juan Sanchez Cotán, peintres d’époques différentes, mais qui se sont illustrés dans la nature morte (bodegones)

Ce programme va sûrement nous permettre aussi de fructueuses discussions, en espagnol, bien sûr, et j’espère que nous serons nombreux et avec des « yeux nouveaux » pour enrichir ces échanges.

Nous avons pu effectuer des visites d’expositions : Zurbaran à Lyon, Jaume Plensa à Valence (Drôme), musée Fabre et même jusqu’à Castres au musée Goya, dédié à l’art espagnol, à voir absolument …

Claude POCOULE

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