Des prix littéraires qui tiennent leurs promesses

Le Prix littéraire de l’UIAD a été créé » en 2015 et a depuis primé cinq écrivains, qui pour certains en étaient à leur premier roman.

Le premier lauréat il est vrai, JAVIER CERCAS avait déjà pas mal publié avant Les Lois de la Frontière, le roman que le jury de 2015 a sélectionné. Depuis, l’écrivain a ajouté deux titres à sa bibliographie : L’Imposteur et Le Monarque des ombres, deux romans qui s’efforcent de démêler mensonges et vérités à propos de cette période sombre de l’histoire espagnole que fut le franquisme et l’après franquisme.

En 2016 GAELLE JOSSE a séduit le jury du Prix Littéraire de l’UIAD avec la très émouvante histoire du Dernier gardien d’Ellis Island, le centre d’immigration par lequel sont passés tant de futurs Américains. Depuis elle a publié, elle aussi, deux autres romans, très réussis : Une Ardente patience qui raconte l’attente d’une mère dont l’enfant est parti un jour pour ne pas revenir. Et plus récemment Une femme en contre-jour, une biographie bien documentée, mais surtout sensible, de la photographe Vivian Maier. Le charme des livres de Gaelle Josse tient pour beaucoup aux sujets qu’elle aborde, mais aussi à la finesse, au velouté même de son écriture.

En 2017 c’est le roman de VIRGINIA REEVES, Un travail comme un autre,  qui emporte le suffrage des jurés. Un roman fort, puissant, qui met en scène un jeune électricien, passionné par son métier au point de détourner une ligne électrique et de se retrouver en prison. Comme l’histoire se passe dans l’Alabama des années 20, il y est évidemment question de racisme.

Son second roman, The Behavior of Love, sorti aux Etats-Unis en Mai – il n’est pas encore traduit en français, mais le sera certainement bientôt –  est tout aussi passionnant. Il s’agit d’une histoire de couple, un peu compliquée parce que le mari, Ed, est psychiatre comportementaliste, aussi compétent qu’ambitieux, mais très maladroit lorsqu’il s’agit de comprendre son propre comportement ou celui de sa femme Laura, qui de son côté n’a rien d’une potiche. Très habilement le roman joue sur la finesse de l’analyse psychologique et l’évocation des grands espaces du Montana .

Lorsqu’en 2018 le prix littéraire de l’UIAD a été attribué au roman d’ANNA HOPE, La Salle de Bal, elle n’avait jusqu’alors publié qu’un seul roman, Le Chagrin des vivants, très apprécié de la critique.  Son troisième roman Expectation vient d’être publié en Angleterre – l’histoire poignante d’une amitié entre trois femmes dont les destins ne sont peut-être pas tout à fait conformes à leurs attentes. A peine sorti, le livre se retrouve déjà sur la liste de plusieurs prix et l’on attend déjà avec impatience sa traduction.

Notre cinquième lauréat, WIELFRIED N’SONDE, qui viendra à la rencontre des adhérents de l’UIAD le 17 Octobre, n’a pas encore eu le temps de publier un autre roman depuis Un océan, deux mers, trois continents publié et primé l’an passé. Mais il y a fort à parier que ses prochains romans soient tout aussi bons que celui-ci.

 

Car, et c’est la conclusion à laquelle je voulais arriver, jusqu’à présent les Prix littéraires de l’UIAD ont couronné non seulement des romans, mais des écrivains, c’est à dire des auteurs qui semblent bien partis pour construire véritablement une œuvre.

Merci  à nos jurés pour l’excellence de leurs choix, confirmés par les publications ultérieures de nos lauréats.

Nicole Dupré

Si vous voulez faire partie du prochain jury, celui du prix littéraire 2020, n’hésitez-pas. Les appels à candidature sont pour bientôt. Le comité chargé de la sélection est lui déjà au travail.

 

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