Devenir astronaute, pourquoi pas ! conférence des AST
Article proposé par Guy Labrunie
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Devenir astronaute, pourquoi pas !
Retour sur la conférence d’Estelle Moraux* du 9 octobre 2026 aux Amis des Sciences et des Techniques (AST)
Et oui, pourquoi pas rêver un peu, grâce à cette excellente présentation faite par Estelle Moraux* ? Devenir astronaute, c’est bien le rêve de toutes les jeunes générations !
Estelle Moraux nous a d’abord rappelé les principaux épisodes de la conquête spatiale depuis le début de la guerre froide, avant d’en venir à l’histoire des sélections des astronautes du CNES, puis de l’ESA. En 2008-2009, elle a participé à la première sélection ESA : sur 8413 candidatures, dont 1430 femmes, 918 personnes (11%) ont été sélectionnées sur dossier.
Elles ont subi ensuite pendant un an une série de tests de toutes natures :
- cognitifs, techniques, de coordination motrice et de personnalité
- psychométriques, avec exercices collectifs, individuels et pratiques
- capacités physiques et mentales pour les vols spatiaux
- entretiens d’embauche et compétences techniques et comportementales
avant un ultime entretien avec le directeur général de l’ESA.
Chaque étape réduit évidemment le nombre de sélectionnés. 10 candidats ont accédé à l’entretien final, pour 6 sélections aux postes d’astronaute : 5 hommes (dont Thomas Pesquet) et 1 femme.
Tous ces tests ont été minutieusement décrits par Estelle Moraux, avec beaucoup de détails pris sur le vif, puisqu’elle a fait partie des 10 derniers candidats. Elle s’appuyait notamment sur des extraits de la BD intitulée : « Dans la combi de Thomas Pesquet ». Elle a malheureusement été éliminée in fine, ce qu’elle a bien sûr assez mal vécu.
Les astronautes et leurs remplaçants subissent ensuite au centre européen de Cologne un « basic training » de 1-2 ans sur tous les fondamentaux des vols spatiaux, puis d’autres entrainements sur les sites partenaires des nations participant à la station spatiale internationale : « Une vie à s’entrainer ».
*Estelle Moraux est enseignante-chercheuse à l’UGA/Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble (IPAG) ; elle est directrice du Centre Spatial Universitaire de Grenoble (CSUG)
N’oubliez pas : les AST proposent des conférences UIAD toute l’année sur des sujets scientifiques et techniques très variés.

