Visite de l’IGE des adhérents de Culture Hors les Murs

Visite CHM à l’IGE du 22 avril 2026

L’IGE (l’Institut des géosciences de l’environnement) reçoit ce matin les adhérents de l’UIAD inscrits au module « Culture Hors les Murs ». Les trois groupes se répartissent entre le laboratoire de glaciologie, les risques en montagne et l’INRAE.

Pour la partie glaciologie, Gregory nous fait une présentation de l’institut et des thèmes de recherche. L’IGE est né du regroupement des laboratoires glaciologie et hydrologie en 2017, auxquels s’est rajouté l’ETNA qui travaille sur la neige et les avalanches. 350 personnes travaillent au sein des équipes de recherche. Ce sont des chercheurs et enseignants-chercheurs, du personnel support à la science en administratif, technique et informatique (dont la place est grandissante) ainsi que des étudiants doctorants et stagiaires.

Il y a 150 projets en cours, pour un montant de 8 M€, financés par divers programmes nationaux et européens.

Le laboratoire de glaciologie dispose en outre de l’Observatoire Vallot, lieu de recherche privilégié dans le Massif du Mont-Blanc à 4350m et de lieux d’hébergement à Chamonix et au col du Lac Blanc pour les chercheurs en mission.

Nous nous scindons en deux petits groupes pour déambuler plus facilement à travers le bâtiment ; Roxane, travaille sur la plate-forme Panda qui étudie les carottes de glace. Elle nous fait visiter l’une des chambres froides où sont étudiées les carottes de glace. Il fait -10° et nous n’y restons pas longtemps ! Les carottages sont effectués à 3000 mètres de profondeur et leur analyse permet de remonter le climat jusqu’à 800 mille ans.

Les forets utilisés pour extraire la glace sont fabriqués au sein du laboratoire. Ils font environ un mètre de long et doivent pouvoir être transportés sur site à dos d’homme. Selon la profondeur et l’emplacement, ils fonctionnent sur batterie ou sur groupe électrogène.

Les carottes de glace sont stockées dans des chambres froides louées au Fontanil et dans l’Antarctique, où la température ne remonte jamais au-dessus de moins 20°. Les progrès techniques permettent d’utiliser des fragments de plus en plus petits pour faire les études de gaz et de composition. De grandes scies ont été conçues pour le découpage.

Une partie de la glace extraite est conservée pour être étudiée par les générations futures car les progrès sont permanents.

Le laboratoire de glaciologie grenobloise étudie les glaciers et le climat depuis plus de 60 ans. Il collabore avec d’autres centre de glaciologie dans le monde entier et contribue à la formation de chercheurs. Les principaux centres sont en Antarctique, mais également à la Réunion, au Chili, en Asie et en Afrique.

Nous suivons ensuite Arnaud qui étudie l’évolution des glaciers dans les Alpes. Il nous explique, à l’aide d’une maquette, comment sont mesurées les hauteurs de neige en fin d’hiver et en septembre. Les glaciologues surveillent l’écoulement de l’eau et la formation de lacs sous les glaciers, car ces derniers sont retenus par la morène et si celle-ci se fragmente cela peut entraîner l’inondation des villages situés en aval comme cela a été récemment le cas à la Grave et en Suisse. Des repérages sont effectués avec des drones et par satellite.

Après deux heures de visite, nous en savons un peu plus sur l’étude des glaciers et mesurons mieux la complexité des recherches dans ce domaine !

Thésie Fontaine

scie pour les carottes de glace

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