Exposition temporaire sur l’Amazonie au Musée Dauphinois

AMAZONIE[S], FORÊT-MONDE

Du 29 octobre 2021 au 2 mai 2022 
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Le Musée dauphinois témoigne depuis longtemps de son attachement à la diversité culturelle. En 2016, il réalise l’exposition Nunavik. En terre inuit, en partenariat avec le Musée des Civilisations de Québec. Après un détour par l’Asie, avec l’exposition Des samouraïs au kawaiiHistoire croisée du Japon et de l’Occident, en 2018, le musée prend la route du continent sud-américain, à la rencontre des peuples amérindiens. L’exposition rend compte de la richesse des cultures ancestrales de ces peuples d’Amazonie et de leurs luttes pour conserver leurs traditions et leurs terres.

Longtemps réduite dans l’imaginaire collectif à une forêt tropicale peuplée de groupes isolés, de récentes découvertes archéologiques bousculent ces idées reçues. Les premiers récits des colons européens au 16e siècle évoquaient des milliers de personnes installées sur les rivages des fleuves. Pourquoi, deux siècles plus tard, les explorateurs ne perçoivent-ils que peu d’individus ? Par la guerre et les maladies, la colonisation européenne a décimé 90 % de la population amérindienne dont toute trace ou presque s’est évanouie en l’absence d’architecture monumentale.

Aujourd’hui, la science atteste une présence de plus de 13 000 ans, une circulation des hommes et des idées ainsi qu’une parfaite maîtrise de l’environnement. Les collections ethnographiques exceptionnelles présentées dans l’exposition évoquent la diversité des modes de vie, des croyances et des traditions des peuples de l’Amazonie ainsi que les liens complexes qu’ils entretiennent avec leur environnement. Le parcours propose un cheminement de la naissance à la mort pour mieux comprendre la vie ritualisée des peuples autochtones.

Les ressources naturelles de l’Amazonie sont, de longue date, utilisées par les peuples autochtones. Mais avec la colonisation, l’équilibre écologique est renversé : à la fin du 19e siècle, l’hévéa est surexploité en raison de l’essor de l’industrie automobile et de ses besoins en caoutchouc. Puis, au cours du 20e siècle, l’agrobusiness, l’industrie minière et l’hydroélectricité, contribuent à un processus de déforestation massive en contournant le cadre légal.

Aujourd’hui, la survie de l’Amazonie est menacée et les peuples sont engagés dans une lutte de préservation du milieu naturel et  de leurs cultures. Depuis les années 1980, une forte mobilisation des peuples amérindiens émerge en réaction aux violations de leurs droits : manifestations, tournées diplomatiques, activismes de terrain, création d’organisations politiques donnent une visibilité à ces luttes qui s’affirment sur le plan international.

Le parcours de l’exposition longe le fleuve Amazone, ponctué de récits traditionnels sonores, d’objets archéologiques provenant du Musée des Amériques à Auch, d’objets ethnographiques prêtés notamment par le Musée d’histoire naturelle de Lille et l’association Jabiru Prod, de photographies grand format illustrant les principales exactions écologiques, de témoignages filmés contemporains et de portraits photographiques associés à des témoignages oraux retranscrits en teko, wayana et wayãpi (trois langues autochtones guyanaises), en français et en anglais.

 

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