Mucha, le maître de l’Art Nouveau

 Dans le cadre des conférences de tous les savoirs:

https://www.uiad.fr/conferences

 

     Mucha, le maître de l’Art Nouveau

                  à Grenoble…

  Sylvie Vincent, conservateur en chef du patrimoine et directrice de la maison Bergès (musée de la Houille Blanche) a fait salle comble à Canopé (Grenoble), c’est dire la renommée de cet artiste qui a cultivé une amitié de près de 40 ans avec la famille Bergès.

 

C’est Maurice Bergès, fils d’Aristide, qui en fréquentant l’académie des Beaux Arts à Paris, sera à l’initiative de cette relation amicale. Ingénieur, artiste et  collectionneur, il permettra à Alfons Mucha de séjourner à Lancey.

 

Fin 19ème, l’industrie à la recherche de l’art…

Comme d’autres industriels, les Bergès entretiennent des rapports étroits avec les artistes de leur temps.

C’est en 1867 qu’Aristide, jeune centralien, exploite le potentiel de la vallée du Grésivaudan et implante sa première usine de fabrication de pâte à papier. En 1882, il construit une conduite forcée de 500 m de dénivelé et aménage le lac du Crozet en réservoir hydraulique. En couplant une dynamo à ses turbines, il permettra l’éclairage de ses ateliers puis il fournira l’électricité au village, aux communes proches et à la nouvelle Compagnie de tramway de Chapareillan.

 

Parallèlement à son goût pour les techniques et les sciences, notre célèbre ingénieur, en esprit éclairé, s’est fortement intéressé à la culture et aux arts.

Amis d’artistes, les Bergès en étaient également les mécènes, Maurice a créé à Lancey sa propre galerie de peinture, la famille côtoie Tancrède Bastet, originaire de Domène, le scupteur grenoblois Auguste Davin qui réalise une allégorie de la houille blanche qui trouve sa place dans le hall d’honneur de la maison et le suisse Guiseppe Chiattone qui réalisera le tombeau des Bergès et la sculpture « la Houille blanche en deuil » installée dans le parc.

 L’empreinte d’Alfons Mucha, qui réside à Lancey en 1902 et 1903 y est partout présente. Fer de lance de l’art nouveau, la famille lui  offre une chambre, décorée de papier peint Art Nouveau et d’armoires d’inspiration slave. L’artiste signera également les quatre tableaux dessus-de-porte représentant les saisons ainsi que plusieurs portraits de famille.

Il réalise également, pour l’industriel, une affiche pour promouvoir « l’automatique », ce nouveau papier sensible au sel de cuisine alors fabriqué aux papeteries de Lancey.

L’article complet : Mucha article

Marie Pierre Benedetti ,étudiante à l’UIAD

 

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.